Scalian, un groupe de spécialistes

Adrien, d’une rive à l’autre

Il y a un an et demi, Adrien Parant, ingénieur en conception informatique, franchissait le pas.
Il quittait Bordeaux pour s’installer au Canada.
Il y est aujourd’hui Développeur Testeur pour le groupe CAE, fabricant de simulateurs d’avions à Montréal.
Tout s’est joué sur une opportunité de mission à l’international… .

Qu’est-ce qui t’a poussé au grand départ ?
Adrien Parant : J’avais envie d’une expérience internationale. Je me disais qu’il fallait que j’en profite tant que j’étais célibataire. La mission sur laquelle je travaillais depuis 6 ans touchait à sa fin. Vivant toujours à Bordeaux, là où j’avais ma famille et où j’avais fait mes études, j’avais envie de bouger, de découvrir un nouveau pays, une autre culture, sortir de ma zone de confort. J’avais déjà passé des vacances au Canada. Cela m’avait beaucoup plus. Ce pays semblait correspondre à mes attentes.

Au sein de l’agence de Bordeaux, nous recevions régulièrement des propositions de missions à l’international. J’avais eu vent de l’ouverture de l’agence à Montréal. Peu après, notre responsable technique nous contactait pour une opportunité de mission là-bas. Nous avons été plusieurs à répondre positivement ou au moins à avoir manifesté de l’intérêt. J’avais pu discuter avec le manager sur place, qui m’avait fait comprendre que mon profil ne correspondait pas tout à fait à ce qu’il recherchait à ce moment-là. Mais le premier contact avait été établi.

J’ai pu découvrir les conditions de l’expatriation auprès du service RH : mutation interne avec au moins 2 ans sur place, contrat local, accompagnement du Groupe pour le visa, le déménagement, etc.

De mon côté, je pesais le pour et le contre. Je mûrissais mon projet. Les personnes qui avaient passé plusieurs mois à Montréal me renvoyaient des retours d’expérience positifs. Au printemps 2015, un de mes collègues de Bordeaux est parti avec sa famille pour la mission pour laquelle on m’avait contacté à l’origine. Il m’envoyait des informations sur la vie sur place, les missions, les conditions de travail.

Quelques mois après, le manager canadien me recontactait pour de nouvelles opportunités. J’étais prêt à tenter l’aventure ! Il a fallu une bonne année pour que cela se concrétise. Durant cette période, j’ai pu compter sur le soutien de l’équipe bordelaise : mon directeur d’agence, mes managers, mon responsable technique, etc.

En mai 2016, un appel a tout déclenché : signature du contrat de travail, billet d’avion, déménagement… et arrivée à Montréal fin septembre 2016. Sur place, j’ai bénéficié du support de toute l’équipe, des ressources humaines, des managers, mes nouveaux collègues canadiens et également de mon ancien collègue de Bordeaux, devenu nouveau collègue de Montréal.

Comment s’est déroulée la transition entre Bordeaux et Montréal ?
Pas simple du tout. On perd ses repères, mais c’est aussi très exaltant de tout devoir découvrir et de tout devoir reconstruire. Je me souviens que les premiers jours ont été plutôt difficiles, avec le décalage horaire, à me demander si j’avais fait le bon choix de tout lâcher pour recommencer ma vie ici. Il y avait forcément énormément de démarches administratives à faire : banque, logement, sécurité social, téléphone. A Montréal, on a la chance d’avoir énormément d’expatriés français autour de soi, dont des collèges qui sont passés par les mêmes phases de haut et de bas.

Qu’as-tu découvert en vivant sur place ?
Au début, j’ai dû m’habituer à la ‘langue’, aux expressions d’ici et à l’accent ! J’ai constaté que le tutoiement est beaucoup plus répandu qu’en France. Les « salut, ça va ? », quand tu rentres dans un petit commerce, même si tu ne connais pas la personne, cela provoque des situations un peu déstabilisantes.

Après la phase d’émerveillement, je me suis aperçu que les ‘Français de France‘ comme on dit ici, n’ont pas toujours très bonne réputation. Il faut donc essayer de ne pas faire son ‘Maudit Français’, c’est à dire : faire attention à ne pas trop râler, ne pas toujours tout comparer à la France. Nous passons souvent pour des gens prétentieux. Il faut donc rester humble, car même si la langue est le français, il faut toujours avoir en tête que nous sommes ceux à avoir un accent et des expressions curieuses ici.

Cela étant, les Canadiens sont très chaleureux et accueillants. Ils n’ont pas de méfiance envers les inconnus ou les étrangers et c’est très agréable ! Montréal est une ville multiculturelle, avec une population aux origines très diverses. Un tiers de la population n’est pas né au Canada.

Un autre point à ne pas négliger, la ville est bilingue. Il m’arrive d’assister à des réunions où chacun s’exprime dans sa langue, mais où tout le monde se comprend ! C’est toujours aussi surprenant. De la même manière, une personne peut commencer à parler en français, continuer en anglais, avant de repasser au français.

Quel est ton ressenti au quotidien ?
Je me sens très bien ! Je profite de tout ce que m’offre ce pays avec ses nombreux festivals ou ses événements sportifs. Tout est là : les grands espaces, forêts majestueuses, montagnes, grands lacs, à quelques kilomètres de la métropole. Au niveau professionnel, je trouve ma place au sein de mon équipe avec de plus en plus de responsabilités et d’activités diversifiées. Sur un plan personnel, je me plais toujours autant ici avec plusieurs « nouveaux » amis avec qui je passe beaucoup de temps.

Comment envisages-tu la suite ?
Je me vois bien rester ici à Montréal. Je pense que c’est parti pour durer et j’entreprends déjà les démarches de résidence permanente pour pouvoir rester après la fin de mon visa de travail de 3 ans.

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